André Villeneuve

Député de Berthier

Le PQ dit non à l'oléoduc Énergie Est de Transcanada
vendredi 10 octobre, 2014
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«Est-ce qu'on veut que le territoire québécois serve d'autoroute pour l'exportation des sables bitumineux du Canada, c'est ça la question», martelait Bernard Drainville, «et la réponse c'est non!» La centaine de personnes présentes à l'assemblée d'information convoquée par le député André Villeneuve à Lanoraie, en ce vendredi soir du 3 octobre, semblait plutôt d'accord.

Venus présenter aux citoyens de Lanoraie la position du Parti Québécois quant au projet de passage de l'oléoduc Énergie Est de Transcanada, les députés Sylvain Gaudreault, Bernard Drainville et André Villeneuve ont été fermes. Leur parti n'en veut pas. Une position qui aurait pu être différente advenant que ce pétrole soit destiné à être transformé au Québec, comme dans le cas de l'inversion de l'oléoduc d'Enbridge. Cette fois-ci, il ne s'agit pas de ça. «Pourquoi on prendrait tous ces risques-là, nous, en tant que population, alors qu'il n'y a aucune retombée pour le Québec, dans ce projet? Est-ce qu'on veut que le Québec serve à exporter le pétrole de l'Alberta, alors que nous sommes la terre des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique?» questionnait Sylvain Gaudreault.

Dénonçant le gouvernement libéral, «le seul à manifester une ouverture face à cet oléoduc, alors que la Colombie Britannique a dit non et que les américains n'ont pas encore donné leur accord», selon Bernard Drainville, les députés demandent à la population de s'opposer clairement au projet. Citant l'exemple de Cacouna, où citoyens et groupes environnementaux ont récemment réussi à obtenir un moratoire temporaire sur une opération de forage exploratoire dans le fleuve, ils incitent la population à la résistance. «Même si le dossier est de juridiction fédérale, il faut quand même dire notre avis. Si la population se mobilise, on pourrait se retrouver dans une situation où la compagnie reculerait et déciderait de le passer ailleurs, son oléoduc», disait Bernard Drainville.

Le témoignage de Marc Brullemans, biophysicien et coordonnateur du regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec de la rive-nord, arrachait des soupirs de colère aux citoyens présents dans la salle. «Dire oui à ce projet, c'est comme accepter qu'on frappera un an plus tôt le «mur climatique», le plus grand défi environnemental auquel l'être humain a fait face dans son histoire», énonçait-il. «Il faut résister à un tel projet qui, a terme, entrainera la disparition d'un grand nombre d'espèce, y compris la nôtre.»

Gérard Jean, maire de Lanoraie, était présent. Il a annoncé l'adoption, par le conseil municipal, d'une résolution très claire, bien que symbolique, à l'effet que sa municipalité refuse le passage de l'oléoduc sur son territoire.

Quelques jours plus tôt, la compagnie Transcanada était venue présenter son projet aux citoyens. «On s'est fait complètement bullshiter», disait l'un deux. Il semble qu'un représentant de la compagnie était présent dans la salle, au soir du 3 octobre. Il s'est toutefois abstenu d'intervenir dans la discussion.

Source : Genevieve Quessy - L’action.com – 4 octobre 2014

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